Archives

Recherche

Lundi 18 mai 2009 1 18 05 2009 17:30
La crise financiere peut avoir des impacts signficatifs sur les comptes de l'entreprise notamment sur les depreciations/provisions à constater...
Cette video présente la conference donnée par le cabinet PWC  sur les impacts potentiels de la crise sur les comptes de l'entreprise.link.
Par Nassim Drouaz
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 4 mai 2009 1 04 05 2009 00:04

Aujourd’hui, même si le mot audit est utilisé pour désigner des missions forte différentes, il est néanmoins possible de distinguer les audits selon :

  • La situation de l’auditeur par rapport à l’entreprise auditée, il est possible de distinguer l’audit externe et l’audit interne ;
 
  • Le statut de l’auditeur, il convient de différencier les missions d’audit contractuel des missions d’audit légal ;

  • La nature des objectifs assignés à la mission, il y a lieu d’opposer l’audit inancier (conduisant à la certification des comptes), à l’audit de gestion visant à formuler un jugement sur l’action des dirigeants et leurs résultats) et à l’audit opérationnel (destiné à améliorer les performances de l’entité).

1.        L’audit externe
L’audit externe consiste à exprimer une opinion indépendante, sur une situation déterminée à partir d’un référentiel préétabli et sur la base d’investigations techniques réalisées par des professionnels compétents.

2.        L’audit interne
L’audit interne est réalisé en vue de faire un diagnostic, d’exprimer et de suivre la mise en œuvre de recommandations à propos d’une situation financière, d’une activité opérationnelle ou d’une approche stratégique à partir de procédures et normes internes dans le domaine comptable stratégique ou opérationnel en réalisant un plan de vérification et de contrôle incombant à des auditeurs salariés dépendant de la direction générale et tributaires d’une déontologie fixant leurs niveaux de responsabilités en tant que salarié.

3.        L’audit légal
Ces missions sont exercées par les commissaires aux comptes, dans le cadre de leur mission légale c’est-à-dire exigée par la loi. Ces commissaires sont des professionnels indépendants nommés par résolution de l’assemblée générale des actionnaires, et assumant des responsabilités civiles et pénales.

Leur rôle est d’exprimer une opinion motivée sur la sincérité et la régularité des comptes de l’entreprise sous forme de rapport de certification des comptes.

4.      L’audit contractuel
C’est une mission dans le cadre d’un contrat qui lie l’entité auditée (le client) qui peut être une entreprise, un ministère, une association ....a un auditeur selon les termes d’un contrat. (Contrat par lequel l’une des parties s’engage à faire quelque chose pour l’autre, moyennant un prix convenu entre elles). D’après les normes professionnelles, l’auditeur externe et son client définissent une lettre de mission, précisant les obligations réciproques.

Ce type d’audit se différencie de l’audit légal (mission de commissariat aux comptes) qui exerce une mission exigée par la loi.
Les raisons qui peuvent être à l’origine d’un audit contractuel sont les suivantes :

        L’entité auditée n’a pas de commissaire aux comptes et souhaite confier cette mission à un professionnel compétent pour certifier les comptes.
        L’auditeur jouit d’une compétence particulière adaptée à une mission très précise.
        L’entreprise a besoin de l’opinion d’un auditeur dont la signature jouit d’un prestige particulier.
        Une mission particulière de contrôle exigé par un tiers, par exemple une banque avant d’octroyer un crédit ou bien une institution financière avant l’autorisation d’émettre un emprunt obligataire ou bien une autre entreprise avant une opération de fusion.

5.    L’audit opérationnel
L’audit opérationnel, quant à lui, est une évaluation indépendante et objective des systèmes de contrôle interne d’une activité, fonction, opération,...etc. qui s’intéresse à la manière dont l’organisation ou certaines de ses entités définissent et respectent leurs objectifs, obtiennent, préservent, allouent et consomment tous les moyens pour ces fins et non à la tenue et la présentation des comptes relatifs
à son activité.

Il a pour objectif l’analyse des risques et des déficiences existants dans le but de donner des conseils, de faire des recommandations, de mettre en place des procédés (informatiques, de gestion des stocks...) ou encore de proposer de nouvelles stratégies afin d’améliorer les performances de l’organisation.
Par Nassim Drouaz
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 14 avril 2009 2 14 04 2009 17:38
Extrait de de la revue LA PROFESSION COMPTABLE - n° 310 - NOVEMBRE 2008.


Interview de Daniel Kurkdjian Président du cabinet de Grant Thornton

LPC : On peut remarquer que dans le contexte de la crise financière actuelle, les medias n’évoquent que très peu le rôle des commissaires aux comptes. Est ce normal ? Faut-il s’en réjouir ?

D. Kurkdjian : Il n’y a aucune raison pour que l’on évoque le rôle des Commissaires aux Comptes dans la crise financière actuelle. Cette crise révèle le véritable schisme qui s’est instauré au fil des ans, entre l’économie réelle et l’économie financière.
Cette décorrélation, définition même de la bulle, conduit toutes les places financières à s’interroger sur la nouvelle valeur des actifs et donc des entreprises.

LPC : Mais qui est à l’origine ?

DK : Plutôt que d’origine, il vaut mieux parler d’évolution non maîtrisée. Ce sont les ingénieristes financiers, les banquiers et surtout les régulateurs qui ont laissé faire : les produits financiers, les titrisations excessives….
Les comptables ont élaboré les normes comptables et les auditeurs ont eu pour mission de contrôler l’application des normes. Le questionnement sur les IFRS est un mauvais débat. Certes les IFRS ont introduit de la volatilité dans les comptes, mais ce n’est pas la volatilité qui est aujourd’hui en cause ; c’est l’absence de système de valorisation suffisamment fiable puisque nous assistons précisément à une remise en cause desdites références et des modèles de valorisation. Dans ce contexte, Il faut au contraire reconnaître aux règles comptables le mérite d’exprimer, sans attendre, les pertes qui à défaut auraient pu n’être révélées que plus tard et par voie de conséquence interdire la restauration de la confiance, ingrédient indispensable à l’économie de marché.
Dans une économie dominée par le court terme, il faut certainement revisiter les modèles d’évaluation des actifs et notamment des goodwill.
En effet, dans la plupart des cas, l’évaluation de ces derniers est minoritairement fondée sur une approche des résultats prévisionnels à court
terme et majoritairement sur une estimation à l’infini.

LPC : Quel moyen de sortir de la crise ?

DK : Si nous sommes davantage dans une crise de confiance que de liquidité, on peut penser que les nombreux plans de soutien et de relance, plus ou moins coordonnés sauront rassurer les marchés et stimuler l’investissement et la consommation.
Mais la crise a aussi montré de façon criante qu’il fallait travailler à la mise en place d’une gouvernance mondiale.

LPC : Que doit devenir l’audit ?

DK : Dans un monde qui a de plus en plus besoin d’être sécurisé, l’audit a de belles années devant lui pour autant qu’on n’en attende pas plus que ce qu’il peut donner. S’il est nécessaire de renforcer son rôle sur les systèmes de contrôle internes et les principes comptables, il faut faire accepter l’idée qu’en raison même de la technique mise en oeuvre, à savoir les sondages, il ne sera jamais une assurance tous risques sur les comptes et que par ailleurs il est un mécanisme dissuasif mais non préventif de la fraude. Ne pas exposer clairement les limites de l’audit ne peut que contribuer à accentuer l’expectation gap et donc contribuer, à tort, à le décrédibiliser.
Il faut aussi réfléchir au calendrier dans lequel s’inscrit l’audit eu égard à la taille de plus en plus importante des grandes entreprises et de la complexité des sujets à traiter.

LPC : Quelle formule inventer ?

DK : On peut s’interroger ; faut-il un audit fondé sur une anticipation extrême qui délivre ses conclusions au comité d’audit et au conseil d’arrêté des comptes ou un audit disposant davantage de recul et délivrant son opinion postérieurement à l’arrêté des comptes, lors de l’assemblée générale. L’auditeur a le même calendrier que le directeur financier, le comité d’audit et le conseil d’administration ; en conséquence, l’auditeur est le « co-arrêteur » des comptes.

LPC : Cela pourrait conduire l’auditeur à refuser de certifier les comptes a posteriori

DK : Si tout le monde a davantage de temps pour mieux travailler il n’y a pas de raison de parvenir à cette extrémité. Mais cela pourrait aussi conduire à redéfinir le rôle de l’expert comptable.
Dans le cadre d’une mission d’audit contractuel, l’expert comptable devrait être plus présent pour accompagner l’arrêté des comptes en amont dans les entreprises qui ressentiraient le besoin d’un accompagnement externe. Il pourrait intervenir sur le contrôle interne car il pourrait suppléer aux faiblesses des auditeurs internes qui, compte tenu de leur positionnement dans l’entreprise ne peuvent avoir un rôle suffisamment indépendant dans le processus d’élaboration des comptes.

LPC : Quels autres aménagements à l’audit actuel ?

DK : L’une des limites de l’audit actuel est la personnalisation de l’auditeur ; il n’est pas normal de faire reposer la signature de l’audit de Grands comptes sur un seul homme ; elle devrait être celle du cabinet.

LPC : Pourquoi pas celle d’un collège d’auditeurs ?

DK : C’est le principe du co-commissariat qui pourrait être étendu à l’échelle mondiale.
Le co-commissariat aux comptes est une excellente approche : elle conduit à ce que les auditeurs soient techniquement concurrents, dans le sens constructif du terme. En fait, il y a confrontation entre les 3 équipes d’experts ; celles des 2 co-Commissaires et celle de l’entreprise.
L’autre problème est celui des honoraires : dans un contexte légitime de maîtrise des charges, les entreprises sont plus regardantes sur les honoraires alors que ceux-ci devraient normalement augmenter pour donner les moyens aux auditeurs de renforcer leurs interventions. De surcroît, afin de contrebattre la fâcheuse tendance des appels d’offres qui aboutissent trop souvent à des ajustements de prix qui n’ont plus rien à voir avec la raison, il faudrait disposer de standards d’honoraires par secteur d’activité ce qui permettrait d’identifier les zones de risques.
Par Nassim Drouaz
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 13 avril 2009 1 13 04 2009 03:51
La publication de la Sarbanes Oxley Act (SOX) en 2002 a également impactée l'audit, cette lois qui s'articule autour de trois grands principes à savoir  exactitude et l'accessibilité de l'information, la responsabilité des gestionnaire et l'indépendance des organismes de contrôle ;a pour objectif d'augmenter la responsabilité de la société et de mieux protéger les investisseurs, ainsi que redonner confiance aux investisseurs et aux petits épargnants .

Dans le cadre des dispositions de cette loi (section 101-109), un nouvelle organisme de régulation et de surveillance est crée, le Public Compagny Accounting Oversight Board (PCAOB) afin de superviser les cabinets d'audit, établir les normes, mener les enquêtes et sanctionner ceux qui ne respect pas les règles .

Dans l'élan de la SOX, fut promulguée en France la loi sur la sécurité financière (LSF) en 2003.

Cette loi, qui œuvre aux mêmes objectifs que la Sox, s'articule sur plusieurs axes notamment l'amélioration du contrôle des comptes des entreprises (Titre III : Modernisation du contrôle légal des comptes et transparence).

Dans Article L. 821-1 de cette loi est prévu la création du haut conseil du commissariat aux comptes qui a notamment pour objectif d'assurer la surveillance de la profession avec le concours de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes.

Cette loi prévoit également que le rapport de contrôle interne consignant les observations du commissaire aux comptes sur le contrôle interne de l'entreprise doit être joint au rapport de certification des comptes. (Art L. 225-235 du code de commerce).

                                                        
Cette loi a fait évoluer la mission du commissaire aux comptes au-delà de la certification « traditionnelle » de la régularité, sincérité et de l'image fidèle des comptes, cependant la loi restreint l'intervention du commissaire aux comptes aux procédures de contrôle interne qui sont liées à l'information comptable et financiere .
Par Nassim Drouaz
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 13 avril 2009 1 13 04 2009 03:03

La galaxie finance est fortement chahutée. Voire vilipendée. Pourtant, l’auditeur tire son épingle du jeu. Sorte de gendarme éthique, il contrôle et/ou certifie les comptes de l’entreprise. Un job dans l’air du temps, gagné par la moralisation financière. Et les cabinets recrutent. L’analyse de Samuel Tamagnaud, co-fondateur du cabinet James Partner

Capital.fr : Le métier d’auditeur a-t-il le vent en poupe ?


Samuel Tamagnaud : Oui. Et pour une bonne raison. L’auditeur a pour mission principale de contrôler et de certifier les comptes des entreprises, grandes et petites. Une obligation pour elles. C’est donc un marché captif. L’activité dopée par l’application des nouvelles normes comptables IFRS, ne faiblit pas. Et la pression actuelle de l’opinion sur les sujets d’éthique pourrait encore l’accroître. Si les politiques décident d’édicter des règles d’attribution de bonus ou de stocks options en entreprise. L’auditeur serait alors l’homme idoine pour contrôler son application. Ni juge, ni partie. Aujourd’hui, les cabinets d’audit anglo-saxons, les « Big four », PWC, KPMG, Deloitte, Ernst &Young recrutent à eux seuls plus de 1000 auditeurs par an !

 

Capital.fr : Quels sont les profils recherchés ?


Samuel Tamagnaud : Les cabinets recrutent surtout des jeunes. Et j’observe qu’ils se tournent davantage vers les diplômés d’universités, titulaires de master 2 en finance ou comptabilité. Avant, ils privilégiaient les grandes écoles de commerce, ou la crème des ingénieurs, X, Mines, Centrale, Ensam, Agro... Bref des têtes bien faites qui savent aussi manier les chiffres. L’intérêt, c’est que leurs formations correspondent aux secteurs d’activité de leurs clients. Ainsi un agro peut travailler pour Danone, ou un gadz’art pour PSA. Un plus pour le cabinet !

Capital.fr : En quoi consiste l’exercice de la fonction au quotidien ?


Samuel Tamagnaud : Le junior apprend d’abord à vérifier les comptes. Ce qu’on nomme l’audit légal. Il travaille sur divers cycles de l’entreprise. Celui des stocks. Il part faire l’inventaire physique chez le client, comptant les pièces dans les entrepôts des usines, des magasins. Le cycle des fournisseurs. Il épluche les factures par méthode aléatoire, traquant le possible détournement de fonds. Le cycle de la trésorerie. Il examine les comptes bancaires. Il peut intervenir aussi dans le cycle complexe des fusions acquisitions et part alors en équipe commando chez la société proie. Parfois, il participe à des missions « en référé » à caractère d’urgence. Après 2 ou 3 ans, il aura acquis une véritable valeur ajoutée.

 

Capital.fr : La pression est-elle aussi forte qu’on le dit ? 


Samuel Tamagnaud : Je dirais qu’il y a une vraie densité de travail. A 80% de son temps, l’auditeur n’est pas chez lui. Il travaille beaucoup dans le train et à l’hôtel. Il part quinze jours en province, voire à l’étranger si nécessaire. Lorsqu’il s’agit de boucler les bilans financiers, la journée représente jusqu’à 15 heures de travail. Et il n’est pas rare d’avoir à compter des colis sur des rayonnages le 31 décembre. Après 4 ou 5 ans de ce régime, ils saturent. Les cabinets cherchent d’ailleurs des moyens pour séduire et retenir les candidats en leur offrant des services. Afin de leur faciliter la vie, ils montent par exemple des conciergeries internes.

 

Capital.fr : Quelles qualités faut-il avoir pour réussir ?


Samuel Tamagnaud : Etre prêt à s’investir, studieux, organisé et rigoureux. L’inconvénient : ce job ne laisse place à aucune créativité. On suit les procédures, on sort un rapport. On ne vous demande pas votre avis, ce qui génère des frustrations. En outre, le junior ne consolide pas les comptes. Il n’a donc qu’une vue partielle du dossier.

 

Capital.fr : Quelles sont les évolutions possibles ?


Samuel Tamagnaud : Il y a six niveaux hiérarchiques dans les « Big four ». L’auditeur peut les grimper un à un. Il fera également du management d’équipe. Puis il peut ambitionner de devenir « partner ». La fonction royale puisqu’on y certifie les comptes par sa seule signature. Le candidat devra alors décrocher le diplôme d’expert comptable (DEC), ce qui exige de réaliser un mémoire conséquent, de passer un écrit puis un grand oral. Il peut aussi tenter l’aventure en entreprise, chez un ex-client. Trois types de poste sont possibles : audit en organisation, audit financier, contrôle de gestion. Ce qui peut l’amener à occuper un fauteuil de directeur financier puis de DG. Seul bémol pour l’entourage : il manque parfois d’humilité et son agenda est extrêmement chargé.


Propos recueillis par Marie-Madeleine Sève



Par Nassim Drouaz
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Profil

Recommander

Derniers Commentaires

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus